Des Baléares à Barcelone

jeudi 1er août 2013
par  Guillaume

23 juillet : Moraira - Formentera (Cala S’Oli)

Le mouillage étant devenu agité à Moraira, on lève l’ancre à 1h, pour une jolie nav’ de nuit, avec un peu de cargos, de pêcheurs et un paquebot au début. C’est normal, le trafic contourne le Cabo de la Nao en direction de Gibraltar. Pleine lune... pas de problème de visibilité.

Un petit paquebot de 250 mètres

Le vent de sud 2 à 3 nous offre du vent de travers, si rare en croisière côtière... Le vent longeant les côtes, on est en général soit au près, soit plein vent arrière ! Là, on en profite ! En arrivant à Formentera, il monte à force 4 et on déboule à 7 nds, le sillage vrombit, le pied.

En approchant du nord de Formentera, dans cette grande baie bien abritée des vents d’est, on voit, euh..... un nombre de bateaux impressionnant !!! Il y en a partout, et il y a de tout ! Des ferrys grands, moyens, petits, des NGV hydrojets machins qui foncent à 25 nds dans tous les sens, des paquebots de luxe, des motor-yachts de toutes tailles, des voiliers de 3 à 40 mètres à 1, 2 ou 3 mâts, les inévitables scooters des mers, et un petit biquille de 8 mètres en plus !

Mais on va aller où ? Et ben dans la cala S’Oli, où il n’y a qu’une dizaine de bateaux, parce-qu’éloignée du port.
Interdit de mouiller pour officiellement protéger les posidonies (les herbiers de Méditerranée détruits par les ancres qui labourent le fond). On prend donc une bouée, 13€ ce qui est ridicule comparé au prix du port ! On gonfle le kayak, on va faire un tour à pied, il y a l’étang de Peix qui alimentait autrefois des marais salants, c’est très beau. Cette partie de Formentera n’a rien à voir avec le reste des Baléares, très montagneux.

Eau transparente et à 26° à la Cala S’Oli

En se baladant dans le port à la recherche d’une carte marine, on va demander au bureau de la marina le prix d’une nuit pour Spirit, comme ça pour rigoler.... : 95 euros, sans compter l’eau ni l’électricité !!! Ah ah ah ! qu’on est bien à notre petite bouée avec notre kayak ! Et à Majorque il paraît que ça monterait à plus de 120 euros !

On ne va donc faire que des mouillages, et tant mieux !

On fait "le tour" de l’île en car. Vue de Formentera vers le nord-ouest

Formentera est hyper "branchée" comme toutes les îles, mais les gens ne sont que de passage dans la journée, pour la plupart. Donc dès le soir, le calme revient sur notre mouillage, les bateaux à moteur s’arrêtent et leurs vagues avec. On va bien dormir les deux nuits...

25 juillet : Formentera (Cala S’Oli) - Ibiza (Cala Tarida)

La côte sud d’Ibiza

Les îles Vedra et Vedranell, à la pointe ouest d’Ibiza

Mais elle doit s’ennuyer celle-là, toute seule devant !

A la Cala Tarida, ça on y est ! au mois de juillet à Ibiza !

26 juillet : Ibiza (Cala Tarida à Portinatx)

On évite la côte Est d’Ibiza, bétonnée et surpeuplée, pour faire la côte nord-ouest, encore épargnée et magnifique !

Au mouillage à Portinatx, Thomas ramène 60 litres d’eau en kayak, la dure vie d’équipier !

28 juillet : Ibiza (Portinatx) - Majorque (Andratx)

Le phare de la pointe Moscartel, nord Ibiza

On arrive à Majorque. A gauche la drôle d’île de "la Dragonne", c’est vrai que ça y ressemble !

Lorsqu’on arrive à Majorque, l’ouest de l’île est en train de brûler... Des Canadairs et hélicoptères font leur ronde sans interruption pendant 24 heures.

Le port d’Andratx... sur mon guide de 2001, il était écrit qu’on pouvait mouiller dans la rade du port... En 2013, c’est interdit, il y a plein de bouées, et il faut réserver sa place la veille ! C’est pas pour moi ça...! Résultat : quand on arrive, plus une place de disponible, on nous dit de mouiller dehors (mais pas abrité), malgré toutes les bouées libres qu’il y a encore ici et là. C’est dingue ! Evidemment je vais quand même en prendre une... et bien me faire houspiller par un marinero le lendemain matin ! Tant pis car on a bien dormi. Par contre on va pas rester longtemps aux Baléares, car c’est bien sûr partout pareil en été... On the road again !!

Le lendemain on prend un car bondé pour aller visiter Palma, la route est jalonnée de constructions et d’immeubles plus moches les uns que les autres. Heureusement la visite de Palma vaut quand même le coup ! La vieille ville est très belle.

5 Canadairs viennent écoper à la queue-leu-leu entre les jetées de Palma

Pour sortir du port, il faut bien choisir son moment !

La chouette ruelle où on a mangé des tapas...

Les palmiers de Palma

De retour à Andratx, on passe une dernière nuit sur corps-mort dûment-réservé-comme-il-se-doit. Demain cap sur Barcelone !

30 et 31 juillet : Andratx - Barcelone

Départ 8h45. Les pleins d’eau et d’essence sont faits, la météo annonce du vent faible de sud-est au début à ouest à la fin, c’est bon on y va ! On devrait pas battre des records de vitesse, peut-être une 30aine d’heures pour 110 milles.

Pfff il a que deux mâts celui-là !

Un MFNI : Mammifère Flottant Non Identifié

Quelle nuit magnifique encore ! Au début, le moteur et le drifter nous aident à nous éloigner de Majorque et sa pétole. Puis en soirée un petit vent chaud d’ouest se lève de 8-9 noeuds, qui va durer toute la nuit. C’est calme !

Qui a deviné ce que c’est ?!

On n’arrive pas à se lasser...

On arrive à Barcelone à 13h, sous les avions et entre les cargos car l’aéroport et le port de commerce sont tout proches. On va au vieux port, côté Real Club Maritimo, au pied de la vieille ville de Barcelone ! Balades à pied au programme, encore une super ville !

Thomas reprend l’avion le 3 août et me revoilà en solo pour la suite du voyage, comme prévu. Le programme ? Beeen... remonter vers les côtes françaises, en essayant d’éviter au mieux les désagréments du mois d’août. Il y a encore de beaux coins à visiter ou à revoir !

SUITE : de Barcelone à Menton au Canal du Midi