ULDB : c’est quoi ?

mercredi 10 avril 2013
par  Guillaume

ULDB : "Ultra Light Displacement Boat"
La légèreté en croisière : pourquoi ?

- pour "éviter plutot qu’encaisser". Bateau à faible inertie, donc peu d’efforts, dans la coque, le gréement, grâce à un lest modéré qui n’impose pas de contraintes énormes à la coque. Donc pas besoin d’une voilure sur-puissante, donc peu de forces dans le gréement courant, donc accastillage léger etc... A tous les maillons de la chaine, on fait léger en visant l’homogénéité.

Pas d’inertie globale = peu de contrainte = solidité.

A chacun son choix. A l’éléphant qui se casse une patte en chutant d’un mètre, je préfère l’araignée qui tombe de x mètres et qui galope !

- la vitesse pour la sécurité : au portant, les surfs permettent d’éviter le déferlement et le choc des vagues. La vitesse du bateau abaisse d’autant celle du vent apparent... moins d’effort dans le gréement.
Au près, on tire des bords efficacement pour se tirer d’un mauvais pas, d’une côte accidentée sous le vent...

- la vitesse pour le plaisir. Glisser, sentir le vent, les filets d’air dans les voiles et d’eau sur le safran, les réactions immédiates du bateau au moindre réglage...

- pour un budget allégé... Moins de poids, moins de matière, moins gros, moins de pièces, moins cher. Ajoutez à cela une philosophie un brin minimaliste, et on gagne des sous pour naviguer !

- enfin... pour faire simple à tous les niveaux, et laisser les soucis matériels à terre ! ça serait pas mal d’inverser la tendance de la plaisance actuelle, non ?

Dans le domaine de la course... en guise d’exemple, mais en changeant les ordres de grandeur...

Une des carènes les plus emblématiques de la logique des ULDB : Wild Oats XI. 5.1m de bau pour 100 pieds de long. Certes battu par Comanche, large et surpuissant. L’Australien a-t-il dit son dernier mot ?
Trainée réduite au maximum, finesse, équilibre, au contraire des carènes larges et puissantes à la française. Question de cultures ! L’apparition des foils aujourd’hui va-t-elle relancer les architectes français sur la piste des ULDB ? A quoi bon continuer à faire des carènes larges si elles ne touchent -presque- plus l’eau ?

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