16 - Fin des aménagements et accastillage

dimanche 31 octobre 2010
par  Guillaume

MARS à JUILLET 2001

Ce n’est pas qu’on s’ennuie, mais on a envie de naviguer maintenant !

Enfin la pose de l’accastillage... Cela fait plusieurs mois qu’on stocke à la maison les winches, les rails, les taquets... on a tout ou presque et on peut brancher la perceuse ! Parce que des trous on va en faire ! Et si possible dans les inserts en CP, que l’on voit toujours à travers la peau intérieure, pas encore peinte.

Tout l’accastillage a été posé par la technique du vissage à l’époxy, qui permet une totale étanchéité et ainsi de protéger le CP des infiltrations. Le principe est de percer plus large que le boulon inox, de remplir le trou de résine+silice, et de serrer. Pour les pièces vissées dans un barrot ou insert assez profond, on peut se passer de l’écrou. C’était le cas pour le pied de mât par exemple, et pour les poignées dans le carré.
Quand l’épaisseur est petite (donc avec un écrou), cela se démonte très bien : quand on dévisse le boulon (en forçant un peu), la résine reste intacte dans le pont avec le filetage "moulé". A la pose suivante, il suffit de remettre un peu de résine pour le collage.
Quand c’est fini on se met à manoeuvrer virtuellement sur le pont ! Vite, il faut encore :
- poser les derniers petits éléments d’aménagements au joint-congé (séparation et façades d’équipets, poignées...),
- enduire là où c’est nécessaire (défauts du CP, joint-congés),
- poncer (eh oui on n’y pensait plus à ça !),
- peindre (travail stimulant mais plus fastidieux et long qu’on croyait)
- poser les portes d’équipets et leurs charnières.

Pour les phases d’enduit/ponçage, c’est encore une affaire de goût. J’ai enduit généreusement les fonds (protection), et les bordés de coque, mais le pont n’a pas été enduit à l’intérieur. Evidemment plus les joint-congés sont propres, plus ils sont rapidement préparés pour la peinture.
Pour la peinture intérieure, j’ai posé 2 sous-couches époxy absolument partout, je le conseille. Par contre il n’était pas vraiment nécessaire de laquer 2 couches de PU bi-composant... Une couche de mono-composant aurait été plus rapide, moins cher et largement assez résistant. Disons que ce que j’ai mis fait un revêtement anti-choc super costaud !
Quand on peint le coffre arrière, attention aux shoots au polyuréthane par manque d’aération !

Je me suis limité au blanc, qui a le mérite d’apporter une lumière maxi à l’intérieur.

La "plomberie" :
- évier et bec verseur ,
- réservoir intégré à la coque (c’est un coffre enduit à la résine alimentaire),
- pompe à pied (il y a aura celle à eau de mer plus tard),
- WC,
- 3 passe-coque (1 entrée et 2 sorties),
- 3 vannes posées au sikaflex,
- tuyauterie.

La barre en lamellé-collé :
J’ai juste fait le dessin et je l’ai faite faire par un menuisier. Mais je me suis aperçu que lui non plus n’avait jamais fait de lamellé-collé ! D’où des défauts heureusement bien corrigés par l’époxy. Faites-la vous-même !

Le bout-dehors en carbone fait-maison pour 75 euros :
J’ai récupéré un morceau de mât de planche à voile en carbone. Il était en bibiais et faisait 55 mm de diamètre. J’ai rajouté une épaisseur de 2.5 mm de carbone, pour arriver à 60 mm. J’ai acheté un ruban d’unidirectionnel de 10 cm de large et de 9 mètres de long, de 370 grammes. Pour le stratifier, je l’avais glissé sur un manche à balai vissé à deux tréteaux, je posais les 9 bandes de 10 cm x 1 m en alternant 1 dessus / 1 dessous. Je tournais le tube autour du manche pour bien stratifier la fibre par-dessus... Je l’ai stratifié au contact, sans faire de vide, mais en m’appliquant à le serrer "à mort" dans un tissu d’arrachage, ce qui l’a littéralement "essoré".
Je l’ai finalement coupé à la bonne longueur (80 cm en dehors de la ferrure d’étrave), enduit, poncé, peint en blanc...
Seul le carbone permet ainsi de se passer de sous-barbe, il tient sans problème la traction de l’amure du spi ou du drifter.

Les finitions :
- la ligne bleue de déco de 10 cm et le nom du bateau, dès que le pochoir auto-collant aura été fait par l’imprimeur. A la peinture PU.

- l’antifouling érodable, à 5 cm au-dessus de la flottaison,

- la fixation de la nourrice d’essence dans le coffre arrière, la pose du moteur hors-bord,

- la mise en place du mouillage, quelques amarres et pare-battages...
Pour mettre le bateau à l’eau, il faut le faire approuver par les Affaires Maritimes et le faire jauger par les Douanes, ce qui fut fait sans problème.
En regardant bien la liste des choses restant à faire, on dirait que c’est tout ! ...

... le mettre à l’eau peut-être ?
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