15 - Safran et aileron de safran

dimanche 31 octobre 2010
par  Guillaume

JANVIER - FEVRIER 2001

Le safran et son aileron sont en sandwich mousse comme le pont et la coque. L’aileron est encastré et stratifié à la coque et au tableau arrière jusqu’au cockpit. A l’échouage, le bateau repose donc sur 3 points, situés à 1m07 sous la flottaison. L’aileron repose sur une crapaudine en inox, qui maintient le bas de la mèche de safran.

L’aileron et le safran doivent résister à des chocs frontaux. Aussi ils sont bien échantillonnés : le safran est stratifié de 7 couches de biaxial 450g, et l’aileron de 7 triaxiaux de 750g. Le triaxial (vertical et 45°) permet à l’aileron de supporter les contraintes de flexion. Il doit en effet tenir le safran en navigation, et supporter le bateau à l’échouage.
Pour la fabrication des deux pièces, j’ai bénéficié des moules réalisés par le chantier qui a fait le Gaïa 80. Une chance et un gain de temps ! La mèche en inox a été réalisée par JP3 (avec les deux paliers) selon le plan de l’architecte.

Le principe est de stratifier les couches dans le moule, par demi-pièce. Pour le safran on insère, sur l’une des demi-pièces, la mèche avec ses 3 barrettes horizontales. On place la mousse. Là je n’ai pas cherché à tout combler : les "vides" furent remplis de résine chargée. Puis on assemble les deux moitiés par collage / stratification.

Les deux demi-ailerons reçoivent la mousse. J’ai ajouté des petits renforts au niveau de la crapaudine.

On voit ici la stratification d’assemblage du safran. Pour garder le bord de fuite du safran aussi fin que possible, je n’y ai pas ajouté de bande de fibre. Le collage suffit largement.

On voit l’extrémité de la mèche qui logera dans la crapaudine vissée à l’époxy dans l’aileron.

Reste à enduire, poncer et peindre !

Il faut poser les pièces alignées, j’ai donc d’abord placé le safran dans ses paliers, puis j’ai collé l’aileron. Déroulement de l’opération :

- percer le trou pour la mèche de safran (il n’avait pas été fait lorsque j’ai posé le palier inférieur, pour éviter de petites erreurs d’ajustage),

- évider la mousse Corecell tout autour du perçage, et la remplacer par de la résine chargée pour empêcher toute infiltration dans le stratifié,

- percer la coque pour l’aileron, là il n’est pas nécessaire d’enlever la mousse autour,

- glisser le safran dans ses deux paliers, le bloquer avec son carré de barre,

- passer l’aileron dans la coque avec sa crapaudine déjà vissée. On place la mèche dans la crapaudine. Ensuite on peut coller et stratifier l’aileron à la coque sans erreur d’ajustage.
Après enduit / ponçage de la stratification, j’ai peint de 3 sous-couches époxy. J’en ai profité pour surfacer la coque et repasser une 3ème couche sous la flottaison.

Les oeuvres vives sont terminées ! Il ne reste plus que l’antifouling !
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