14 - Pose des quilles

dimanche 31 octobre 2010
par  Guillaume

JANVIER - FEVRIER 2001

Voir l’article "biquille à ailettes" dans la rubrique "Concept".
A l’achat des plans, l’architecte m’a demandé de choisir entre quilles en fonte ou en composite. J’ai pris l’option de la facilité et de la rapidité : acheter les quilles en fonte boulonnées qui allaient aussi équiper le Gaïa 80 de série. D’où les deux zones en monolithique qu’il va falloir maintenant percer suivant la disposition des goujons de quilles...

J’expliquerai dans la rubrique "Les + et les -" que les quilles en fonte furent le mauvais choix comparé au composite. S’il y a une chose que je ne referais pas, c’est celle-là !

Avant d’être posées, les quilles ont été surfacées et ont reçu une couche de résine époxy. Avant que le bateau soit posé sur ses quilles, j’ai peint le dessous des ailettes à l’époxy.

Poids des quilles : 2 x 275 kg.

Les goujons - en inox de 14 mm - sont placés en quinconce sur la semelle de quille, 11 en tout. Je les ai serrés et collés à l’époxy dans le taraudage de quille de 7 cm de profondeur.

Ci-dessus la semelle de quille babord, et ci-dessous les perçages de la coque correspondants. Les cloisons et varangues servent aussi de supports de banquettes dans le carré.

On voit les repères tracés au feutre noir après la strat’ de la peau intérieure.

A l’intérieur, il y a des contreplaques en inox de 3 mm qui recevront les écrous+rondelles. Je les ai utilisées pour percer précisément la coque.

Côté tribord, vue vers l’avant.
Pour le montage des quilles, j’ai fait appel aux services d’un chantier. Chariot élévateur, portique, manutention de la coque : cela m’a bien aidé. J’étais à l’intérieur à préparer la résine, puis à boulonner.

Déroulement :

La difficulté a été d’insérer les quilles "en oblique" puisqu’elles ne sont pas verticales.

- fixation de la quille sur le chariot, avec des bouts passés provisoirement autour des goujons et noués au chariot, car la quille est inclinée et ne tient pas juste posée...

- on étale de la résine chargée sur la semelle de quille, et à l’intérieur pour les contreplaques.

- on insère la quille au maximum, la chariot doit à la fois avancer et monter la quille. Une fois les goujons à l’intérieur, on retire les bouts qui la relient au chariot,

- on pose les contreplaques, les rondelles, les écrous, et on serre !

- pour finir, on enlève le surplus de résine... et on attend la polymérisation, avant de pouvoir poser le bateau sur ses deux pattes ! Mais il lui manque encore une troisième !

Les quilles recevront 3 couches de peinture époxy, la même que pour la coque, avant l’antifouling.

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