10 - Pose du pont, reprises de strat’ intérieures

dimanche 31 octobre 2010
par  Guillaume

NOVEMBRE 1999 à AVRIL 2000

C’est l’automne, puis l’hiver... Sous une serre non isolée, on évite de faire de l’époxy les jours de pluie !... seulement les jours ensoleillés, à la limite froids mais secs, en attendant que les différents radiateurs aient assez chauffé l’intérieur du bateau. Moins de lumière aussi. Bref, j’ai avancé moins vite durant cette période.

En fait "l’intérieur du bateau", c’est prématuré : le pont n’est pas encore posé. On en est au mannequin, peau intérieure tout juste stratifiée.
Pose du pont. J’ai découpé sommairement les gabarits à 20 cm du pont. Allégé, le pont a été soulevé, sorti de la serre, et retourné délicatement sur la coque. Puis le bâti a été sorti de la serre : il avait fini sa mission. A 10, on a rentré la coque avec le pont juste posé dessus.

- D’abord il a fallu ajuster les cloisons au pont  : quelques coups de ponceuse. Sans défaut majeur, je ne pouvais pas non plus avoir une précision d’aérospatiale !

- L’objectif est maintenant de coller le pont le long des bordés babord et tribord de coque, et aussi de toutes les cloisons CP. Les morceaux de gabarits ont été laissés sur le pont pour conserver sa forme.
Pour le collage, j’ai déposé un cordon de mastic époxy (époxy chargée comme pour le joint-congé) sur le champ du bordé et des cloisons. Le pont est très souple et on peut le soulever suffisamment au fur et à mesure qu’on applique le mastic. Le pont l’écrase par son poids. Théoriquement, ce mastic est soigneusement étalé à la spatule arrondie avant polymérisation, pour en faire un joint-congé similaire à la liaison cloisons-coque. En fait je n’ai pas eu le temps de tout faire en une seule fois : d’abord le collage, ensuite les joints-congés.

Il faut ensuite stratifier d’une ou deux bandes de tissu biaxial, l’ensemble des liaisons pont-coque et pont-cloisons, sur les joints-congés. En stratifiant au contact, il vaut mieux éviter de vouloir découper des bandes trop longues, on les manipule mal et elles acceptent moins bien les courbures. En découper de taille moyenne. Sur les deux photos suivantes on voit que les hublots ont été découpés. On voit aussi la lumière passer à travers la peau intérieure, là où la mousse a été retirée. Des inserts en CP y seront collés pour supporter la compression du boulonnage de l’accastillage (voir étape suivante).

C’est aussi le moment où l’épontille de mât a été posée : en pin d’Orégon, de section 8 cm, en 8 plis lamellé-collé. Une encoche de 12mm d’épaisseur et d’environ 30 cm de long a été faite à sa base. Cela permet de la glisser par-dessus la cloison de mât. Elle est collée / joint congé / stratifiée sur cette cloison et sur le fond du bateau. Son sommet pareillement, contre le pont.

- J’ai enlevé les gabarits et arraché les clous qui fixaient la mousse.

- Le détail de la descente  : mon choix était le capot étanche à 45°, simple et rapide à construire, hyper-sûr pour la navigation. Il a suffi de compléter l’arrière du roof de deux parois latérales en mousse et de poser le panneau en CP à 45° où sera boulonné le capot. (Joint-congé / stratifié on commence à connaître la musique !).
SUITE