6 - Retournement

dimanche 31 octobre 2010
par  Guillaume

JUILLET 1999

Un bateau à l’envers, c’est pratique pour enduire, mais pour naviguer c’est mieux à l’endroit ! A un moment il faudra bien le retourner...

La coque est souple (le sandwich n’est pas fait, il n’y a que la peau extérieure), donc il faut conserver le mannequin, qui, seul, conserve la forme de la coque. A l’endroit, il faudra que la coque repose sur des bers. Il faut donc construire ce ber sur la coque à l’envers. Dans l’idéal, ce ber rigidifie aussi la coque : c’est le "conformateur".

Qui dit le retourner, dit le soulever (à plusieurs), le sortir de la serre, le... retourner, et le rentrer sous la serre.
La coque ne pèse encore pas grand chose, mais les 13 gabarits en agglo, même ajourés, ont bien nécessité 10 paires de bras.

Certains font "une chèvre" : un petit portique à côté de la serre pour hisser et tourner le bateau. Je me suis contenté d’un rumballer de foin, et de réaliser le retournement aussi délicatement que possible. Ca a marché, même si j’ai un peu fait l’impasse sur un vrai conformateur. Ca n’a pas tenu partout, mais cela n’a pas eu d’incidence sur la suite.

J’ai conservé le bâti : il constitue la référence horizontale du chantier. Pas de sol bien de niveau dans un hangar chauffé !

Les bers ont ensuite été refaits ou consolidés, remis de niveau.

On peut ensuite passer à l’étape suivante : enlever les gabarits et préparer la mousse côté intérieur pour la stratification.
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