Le biquille à ailettes

dimanche 31 octobre 2010
par  Guillaume

Les objectifs étaient : échouable, sûr, simple et efficace sous voiles.

Le compromis trouvé par l’architecte est un biquille à ailettes.

Rien à voir avec les biquilles de croisière pépère, confortables mais décevants pour ceux qui aiment la voile.

Les caractéristiques du biquille à ailettes/winglets selon Lerouge :

- des quilles fines profilées NACA (les ailettes aussi),
- assez écartées l’une de l’autre,
- munies d’une ailette triangulaire horizontale (à 0° gite), en triangle rectangle à l’extrémité de la quille.

L’ailette permet :

- d’améliorer l’écoulement hydrodynamique en bout de profil,
- d’améliorer le cap et la stabilité en devenant surface antidérive à la gîte (le tirant d’eau augmente un peu),
- de descendre le centre de gravité à la manière d’un bulbe,
- ... de conserver des performances étonnantes !

Cette configuration donne une assise sûre au bateau à l’échouage, dans des situations parfois variées ou du moins inattendues. Avec l’aileron de safran, cela donne un échouage sur 3 points, absolument tout terrain (vécu !).

Pas de pièces en mouvement, pas de frottement, pas d’usure, pas de manoeuvre de dérive, entretien limité au traitement de la fonte des quilles... pour un tirant d’eau de 1m07, ce que je trouve largement suffisant pour mon programme.

Grâce au biquille, les aménagements intérieurs peuvent être ouverts, libérer le passage sans se tordre les chevilles sur des varangues ou devoir mettre un plancher lourd et inutile.

Pas mal le compromis non ?

J’ai choisi l’option quilles en fonte boulonnées, dommage il y a un peu d’entretien à cause de la corrosion.
L’idéal est en composite, quilles encastrées en puits avec le dernier dessin de l’ailette bulbée sortie des cartons d’E. Lerouge...

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